La poutine d'Evelyne

Chez Louis, Sherbrooke

Cet été, j'ai fait un remplacement à radio NRJ à Sherbrooke, dans le show du matin. Puisque les premiers jours furent dédiés à la connaissance de mes nouveaux collègues, je leur ai rapidement parlé de ma passion pour la poutine, chose qu'ils ont semblé aimer entendre. Si bien que dès mardi matin, je faisais une chronique poutine, et mes collègues me parlaient aussitôt de la poutine de Chez Louis à Sherbrooke. Effectivement, elle était sur ma liste.

 

L'animateur de l'émission, Max Lalonde, m'apprend non seulement que Louis est ouvert tôt le matin puisqu'ils servent les déjeuners, mais il a la bonne idée (ou pas) de nous faire livrer des poutines en studio, sur le champ. Voilà donc qu'il n'est pas 7h30 du matin que je mange une poutine.

 

J'ai un peu de difficulté à analyser la poutine de chez Louis puisque la TDT n'a pas été respectée (technique de transport). Vous savez que je ne prends jamais de poutine pour apporter. Il faut la manger sur place, simplement parce qu'une mauvaise TDT peut modifier le goût de façon notable. Certains trucs sont possibles, comme celui de percer légèrement le couvercle pour laisse s'échapper la vapeur afin que les frites ne ramollissent pas trop etc. Mais mon collègue Ben Cossette me trouvait complètement folle avec mes trucs pointilleux et ne l'a pas fait. Je dois donc aujourd'hui analyser une poutine qui est restée enfermée dans son styromousse quelques minutes de trop.

 

Une petite gorgée de thé, et hop! On goûte!

 

Les frites sont amères! Je prends le temps de goûter de nouveau, avec attention, pour comprendre si ce goût me vient de mes papilles non habituée de manger ce met à une heure si matinale, mais non, les frites ont bel et bien une amertume assez prononcée. Ça fait changement puisque mes derniers essais penchaient tous vers les frites sucrées (fin de saison oblige). C'est donc rafraîchissant, mais si prononcé que ça pourraît devenir agaçant à la fin. La cuisson des frites était parfaite toutefois. Bien dorées, bonne consistance.

 

Le fromage lui, était présent en bonne quantité, et ce, malgré le plat en profondeur du format de la petite poutine. J'en ai eu jusqu'à la fin en travaillant un peu à le ménager, mais pas trop. Il semblait frais, mais c'est ici que je devrai cesser ma critique du fromage puisque la TDT défaillante a causé la fonte de ma garniture blanche, ainsi qu'une condensation dessus. D'où l'importance de percer le couvercle....Ahhhh ce Ben Cossette!

 

La sauce est le point fort de cette poutine. Elle est excellente. Brune foncée, assumée. Salée, onctueuse, lourde, intense. Tout à fait dans mes goûts. Une des bonnes sauces que j'ai mangées dernièrement.

 

À la fin de mon plat, l'amertume de la pomme de terre commençait à me blaser un peu. Ce n'était pas si dérangeant, mais assez pour que je le mentionne; le petit format a rendu le tout acceptable somme toute, mais dans un plus grand format, je sens que ça m'aurait irritée. C'est comme un petit pétillement sur les côtés de la langue; je n'ai pas réussi à savoir si ça venait de la frite ou de la sauce. Ça donne un petit côté vif à la poutine au début, mais ça titille trop vers la fin.

 

Je me promets une seconde visite de chez Louis lors de mon prochain passage à Sherbrooke, mais cette fois-ci, en mangeant sur place, promis. Je pourrai ainsi mieux analyser le tout et peut-être revenir sur certains points avec un oeil différent. Mais pour l'instant :

 

Je donne à cette poutine une note de 7,5 sur 10.

 

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08/09/2014
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