La poutine d'Evelyne

COSTCO, Marché Central, Montréal

Même si le COSTCO est contre plusieurs de mes principes en termes de consommation et d’environnement, je me suis fait convaincre par mes collègues d’y devenir membre pour plusieurs raisons et j’ai décidé de faire le test pour un an. Je ne m’étalerai pas aujourd’hui davantage sur les bienfaits et méfaits du COSTCO, mais plutôt à ce qui nous interpelle sur ce blogue, la poutine. Lors de ma première visite, au COSTCO du Marché Central, je constate qu’un casse-croûte est sur place. Je me souviens alors que mon collègue Martin Pelletier m’ait vanté les hot-dogs de l’endroit, délicieux et de grande qualité selon lui. Je me dis donc immédiatement que leur poutine doit répondre aux mêmes standards et je me lance aussitôt dans cette aventure.

 

Je fais confiance à Martin que les hot-dogs du COSTCO sont bons, je ne les ai pas essayés, mais je lui laisse le bénéfice du doute là-dessus. Par contre, je dois vous annoncer officiellement que cette soit disant qualité n’est pas présente dans la poutine! Je n’ai eu aucun plaisir!

 

Cette poutine m’est tout d’abord servie d’une façon très nonchalante, pratiquement lancée dans mon plateau sans aucune délicatesse, telle une platée de patates pilées dans une gamelle de prisonnier.

 

La première chose que je remarque lors du service : la quantité de sauce. On aurait dit une soupe aux frites. La sauce débordait de partout. On parle d’excès ici. J’appréhende déjà les premières bouchées. Effectivement, après 4 ou 5 bouchées, je dois déjà commencer à écraser mes frites sur le bord du bol, histoire de les égoutter avant de les manger tellement elles sont coulantes de sauce. C’est ici un très mauvais départ. Mais, toujours ouverte d’esprit, je ne juge pas trop vite me disant que si la qualité des ingrédients est au rendez-vous, cette poutine pourrait tout de même récolter une note passable malgré l’excès de sauce.


Alors place à l’évaluation de la qualité des ingrédients; je n’ai guère mieux à dire. La sauce avait très peu de goût. D’une couleur très pâle malgré sa grande quantité, elle était très fade, mais surtout non-assumée et hésitante entre la sauce brune ou bbq. C’était une vraie sauce cheap de cafétéria, sans âme, sans saveur, sans consistance ni personnalité.

 

Les frites avaient quelque chose d’intéressant; elles étaient croquantes jusqu’à un certain point, mais avaient une texture granuleuse et des épices de faible qualité, rappelant étrangement les frites du Burger King. Par contre, seulement celles du dessus étaient croquantes puisque  dès la moitié de la poutine, le tout baignait déjà dans la sauce, alors même la seule qualité de cette poutine (le croquant des frites), était altérée par l’excès de sauce.

 

Le fromage était présent en généreuse quantité, mais tellement, qu’on n’avait même pas pris soin de diviser les gros morceaux en petits. Résultat : on avait droit à des gros mottons de fromage, très froids dans le centre. Déjà qu’il était loin de faire «scoui scoui» car beaucoup trop sec, avec la mauvaise température et le manque de fraîcheur de celui-ci, c’était un échec total.

 

Au final, ma conclusion est que je n’ai eu aucun plaisir à manger cette poutine. J’en ai même eu des regrets, ce qui est mauvais signe.

Je dois maintenant me pencher sur son classement; en la comparant aux moins bonnes poutines que j’ai mangées, je constate que c’était la pire de toutes. La poutine du Fameux était de piètre qualité, mais était tout de même servie avec une certaine délicatesse et finesse. Pas celle du COSTCO. Je nomme donc officiellement la poutine du COSTCO la pire que j’ai mangée à ce jour.


Je donne à cette poutine une note de 1/10.

 

 



06/01/2013
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