La poutine d'Evelyne

Restaurant Grégoire, Mercier

 

La famille Grégoire est propriétaire du restaurant du même nom depuis 1945. Disons que cette entreprise familiale a fait ses preuves. D'ailleurs, elle a grossi avec le temps. L'histoire a commencé par une roulotte à patates dans le village de Ste-Martine, puis est devenue avec le temps, un grand restaurant dans les anciens locaux d'un concessionnaire automobile à ville Mercier, avec service aux tables. Prendre de l'envergure, c'est ça!

 

Intéressante cette poutine chez Grégoire. Intéressante parce que différente.

 

Tout d'abord, quatre formats existent et j'adore ça. Un des problèmes que je rencontre souvent quand je mange une poutine, c'est la gestion de ma faim. Si j'y vais avec du petit, je reste sur ma faim. Si j'y vais avec la grosse, j'ai mal au coeur. Chez Grégoire, les quatre formats font en sorte que tu peux miser juste sur ta faim, à une bouchée près. Pas de gaspille, pas de vomi. ;-)

 

Parlons du fromage puisque c'est la première chose qui saute aux yeux quand la poutine arrive. Il y en a pas à peu près! En fait, le fromage recouvre complètement la poutine. Il tapisse le plat. On ne voit même pas les frites! Je remarque aussi qu'il est coupé en fines tranches. C'est la marque de commerce de chez Grégoire. Une de leurs machines de leurs 2 immenses cuisines s'occupe de trancher le fromage avec soin. De cette façon, le formage peut garnie la poutine au complet, et ne pensez-pas que parce qu'il est tranché, la poutine en contient moins. Au contraire. Je n'ai jamais été aussi rassasiée en fromage dans une poutine. Je n'ai d'ailleurs pas été capable de la terminer. Grâce à la quantité de fromage, cette poutine est hyper bourrative. Au point où j'aurais pu choisir le format inférieur sans problème. Ce fromage tranché ne modifie pas le goût du fromage en grain. Il ne devient pas non plus un fromage râpé. Il ne fait que procurer une plus grande quantité de fromage au mangeur. Que du positif.

 

La frite. Bonne de par sa qualité. Pâle un peu de par sa cuisson. Les pointes dorées comme je les adore, mais le centre de la frite un peu plus molasse. Rien de dramatique. Mais fait tout de même étonnant sachant que la frite traverse deux zones de cuisson...

Chez Grégoire, il y a aussi une particularité concernant la patate. Ils sont un des rares endroits au Québec à encore de nos jours prendre le soin et le temps de faire ceci : enlever quotidiennement, à la main, tous les «yeux» de sur les pommes de terre. (Les petites taches noires).

Il faut le faire quand même! Plusieurs employés, pendant 45 minutes tous les matins. Contrôle de qualité fort apprécié!

 

Finalement la sauce. C'est une base de sauce déjà préparée, qu'on mélange avec autre chose. Au final, on a un mélange de trois sortes de sauces bbq. Elle «fait la job». Mais si vous lisez mon blogue depuis longtemps, vous savez que je suis de ceux et celles qui préfèrent les sauces brunes, salées, que bbq ou sucrées. Plus c'est foncé, plus j'aime ça. Ici on est réellement dans le pâle et le bbq. Moins dans mes cordes, mais savez-vous quoi? J'ai adopté quand même. À vrai dire, dans cette poutine, le fromage vole littéralement la vedette. C'est à en oublier le reste.

Je n'étais ni fan des frites ni de la sauce, mais le fromage m'a complètement jetée parterre.

L'ensemble de l'oeuvre m'a plue. Mais surtout, l'ensemble de l'endroit. Sympathiques ces Grégoire, vraiment.

Vaut le détour? Oui! Le Restaurant Grégoire est clairement une institution!

 

Je donne à cette poutine une note de 7,5 sur 10.

 

Grégoire-1.JPG

 



15/07/2014
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